samedi 10 octobre 2009
toi qui pars
Toi qui pars dans la brume, au-delà des nuages,
Où ton âme s’en va vers de nouveaux voyages,
Je ne t’oublierai pas,
Je ne t’oublierai pas !
Toi qui pars en laissant une veuve éplorée,
Deux enfants, qui n’auront pas connu ta vieillesse,
Une mère, une sœur, et la vie qui recrée
Sans toi d’autres matins, n’égare pas l’adresse
De mon cœur ; Toi, l’ami,
Si tu n’es plus ici,
Je ne t’oublierai pas,
Je ne t’oublierai pas !
J’aimerais tant savoir le temps qu’il fait là-bas,
T’entendre raconter le pays d’outre-tombe,
Mais hélas, jamais plus tu ne redescendras.
Si tu pouvais au moins suivre la pluie qui tombe…
Toi qui pars en fumée, qui redeviens poussière,
Tu resteras vivant dans notre souvenir.
Je n’irai pas chercher ton ombre au cimetière ;
Ceux qu’on n’aime vraiment ne peuvent pas mourir !
Je parlerai de toi
Tant que je serai moi,
Je ne t’oublierai pas,
Je ne t’oublierai pas !
© Nhand 2009 - Tous droits réservés
Commentaires
On n'oublie jamais les êtres chers, on vit avec le souvenir, plus ou moins vivace, plus ou moins douloureux, l'apaisement vient avec le temps, mais jamais l'oubli. Chacun de nous en a fait un jour le constat, mais la vie est la plus forte et reprend le dessus, fort heureusement.
Comme tu as raison ! Oui, même si la mort fait partie de la vie, cette dernière reste la plus forte, et doit continuer, malgré tout. Si l'on n'oublie pas, on avance, on s'y fait... Oui !
A bientôt, Réjane,
NH
Quel beau poème! C'est un beau cadeau que tu lui fais, que tu nous fais...L'amour n'a jamais fini
d'illuminer nos mots !
Non, tu n'oublieras pas, je le sais.
Je "sous-marine" souvent,mais ces mots là me parlent...oui,la vie continue,mais il y a des absences intolérables..
Nath. une maman désanfantée.
Marlou
L'amour demeure l'une des préoccupations essentielles de l'être humain, et la poésie ne peut s'en passer, évidemment :)
Merci à toi.
NH
Nath
L'expression "sous-mariner" me plaît bien tiens ! Sinon, oui, "intolérable" est sans doute le qualificatif le plus approprié, parfois. Il faut faire avec. La maman "désenfantée", comme tu le soulignes, sait visiblement plus que quiconque de quoi il en retourne.
Merci d'être venue écouter ces mots-là.
A bientôt,
NH
un bel essaim de mots, touchée ...
Merci de votre passage au milieu de mes mots, Servanne. A bientôt.
NH
Je ne vois pas quoi ajouter de plus,tout est dit dans tes mots,et dans tous les commentaires qui précèdent le mien.J'en ai eu là,nhand,unelecture émouvante.Courage./Arielle
courage
moi aussi je trouve ce poème très émouvant, c'est un très beau poème,
bien à toi,
leelou
Les jours finissent toujours par se lever, quelqu'un s'en va mais d'autres restent, la vie ne doit pas être vaincue par la mort :)
Merci Arielle, et Leelou, je vous embrasse.
NH
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