D'essaims de mots en bancs de rimes...

par Ny-Haja Andrianaly.

mercredi 14 octobre 2009

octobre

 

Octobre s’affuble à nouveau

De son manteau de pluie.

Hier encore, il faisait beau.

Ce matin, je m’appuie

Contre cette grisaille

Qui, tout à coup, m’assaille.

 

 

Chaque goutte d’automne éclate sur la vitre,

Me parle de soleils mourants,

De saisons s’apprêtant à conter un chapitre

Jalonné d’engourdissements.

 

 

Octobre écrit sur la campagne

Son au revoir au vert,

L’estivante a rangé son pagne,

L’hirondelle a ouvert

La route de l’exil,

Jusqu’au lointain avril.

 

 

Les dernières couleurs, paradoxalement,

Mettront la nature en chaleur ;

Ambre, orange et vermeil, dans les rameaux au vent,

Chanteront demain d’un seul chœur.

 

 

Octobre enfin s’endormira

Dans les draps de novembre.

Mais attendrai-je toujours là,

Au froid de cette chambre,

Le cœur las, courbatu ?

Dis, quand reviendras-tu ?

 

 

 

© Nhand 2009 - Tous droits réservés

Posté par Nhand à 17:38 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Commentaires

Un peu de tristesse, la grisaille de l'automne
qui se mêle à celle du coeur...
Des vers superbement beaux.
Merci

Posté par marlou, mercredi 14 octobre 2009 à 20:46

Ainsi vont les saisons, Marlou. L'automne est l'une de celles que je préfère (contrairement aux apparences), justement pour son côté un peu triste, ses couleurs aux allures de bouquet final avant le grand sommeil... Ah, j'aime aussi dormir ! LOL... Allez, le coeur a aussi ses saisons. Les beaux jours finiront bien par arriver... :)

NH

Posté par Nhand, mercredi 14 octobre 2009 à 21:51

Les feuilles d'automne donnent naissance à un octobre rouge...
Joli et original poème d'automne (la pluie m'a inspiré également ces derniers temps...) avec une belle fin en clin d'oeil à Barbara.

Posté par sebarjo, jeudi 15 octobre 2009 à 18:32

Oui, un octobre rouge, à la fois gris et scintillant de mille feux... Le paradoxe de l'automne.
Quant au clin d'oeil final, je dois te dire un truc : cette fameuse chanson passait sur ma platine au moment où je commençai ce poème. Comme quoi...

Merci Sebarjo, à bientôt,
NH

Posté par Nhand, jeudi 15 octobre 2009 à 19:08

Belle, très belle

complainte; la chute est particulièrement bien amenée. Amitié, Nhand

Posté par Lorraine, vendredi 16 octobre 2009 à 10:39

C'est vrai que l'automne est propice à ce type de "complainte", tant le parallèle entre l'engourdissement de la nature et celui d'un coeur en manque paraît...facile ! Ravi cependant que cela t'ait plu, chère Lorraine !

Amicalement,
NH

Posté par Nhand, vendredi 16 octobre 2009 à 14:05

Euh ... j'étais persuadée d'avoir déjà laissé un mot sur ce texte, y aurait-il ici aussi un mangeur de posts ?? ;) Un joli texte Nhand, même si l'automne n'est pas ma saisons préférée, je reste en admiration devant ses couleurs chatoyantes, ses couchers de soleil, le printemps reviendra avec l'explosion de verdure et le réveil de la nature. Ta complainte résonne comme une douleur, mais l'espoir reste présent :)

Posté par Réjane, samedi 17 octobre 2009 à 10:46

Euh... Non, je ne mange pas encore les commentaires des autres lolll...

L'automne, j'adore bien sûr, mais pour des raisons différentes et bien particulières, j'aime au fond toutes les saisons. Il y a de la douleur, mais sans espérer, la vie n'est plus la vie, donc...

Merci Réjane, à+++
NH

Posté par Nhand, samedi 17 octobre 2009 à 15:07

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