jeudi 20 novembre 2008
solitaire
Sur l’enclume d’un destin au goût de cire,
Sertie dans le pavé de mes nuits sans lune,
Se glisse ce morceau d’ambre que j’avais jadis égaré,
Au temps où ma bouche tutoyait d’autres rêves,
Le cœur en amande de souvenirs trop gris.
Où sont allées les embrassades prometteuses d’amitié ?
Peut-être à l’embouchure des trépassés de mes étoiles.
Quatre murs me séquestrent au fond d’un aven
Et m’écorchent en horizons des siècles aux battements sanguins.
Au déambulatoire de l’ennui, résonne mon amer soliloque.
Sur la cime de mes arêtes d’obsidienne, je prie
Le zéphyr de porter mon souffle jusqu’aux oreilles du monde,
Alors que cette mélancolie diaprée,
Accordant ses violons au diapason de mes soupirs,
S’approche en poussières écloses
A la manière d’un écornifleur vorace
Comme l’ombre de mes échines hadéennes.
Le ciel s’orangera d’une aube phosphorescente,
Le cœur en archipel s’interpellera de vieux stigmates éméchés
Au rythme d’une valse laborieuse, celle des espérances avortées.
poème co-écrit avec Lunastrelle (PoésieLand) dans le cadre d'un défi en duo d'après le titre Solitaire
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